mercredi 28 avril 2010

Dette : la Grèce a tort.


Pour foncer dans le mur au plan financier, il y a une solution : dépenser toujours plus que ses recettes. Au bout de la course, le mur gagne à chaque fois.

C’est le cas grec. Pour financer ses dépenses excessives, la Grèce s’est endettée. La dette grecque est de 113% de la valeur annuelle produite (le PIB) par ce pays.

Mais en France ?

En France, la dette est déjà de 86% de la valeur produite. (Rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques, Cour des Comptes, juin 2009 ).

Pourtant, les collectivités publiques continuent de dépenser 10% de plus que leurs encaissements. Si vous gagnez 1000 € par mois, et que vous dépensez 1100 € par mois, vous rencontrez des soucis.

Nous courons donc aussi vers le mur, remplis de nos certitudes. Nous avons accumulé une rigidité mentale qui nous mène vers des rives dangereuses. En septembre 2009, j’avais alerté sur le cas grec, mais cela était trop difficile à entendre : Jean-Luc Mélenchon pouvait alors affirmer qu’un Etat ne paye jamais ses dettes, sans que personne n’y voie ombrage. Ben voyons.

La Cour des Comptes, dont il est difficile de soupçonner l’excès de fantaisie, affirme pour la France qu’il y a un « risque sur la signature de l’Etat». En d’autres termes, les prêteurs vont se méfier avant de prêter à la France. Les prêteurs vont faire payer le risque qu’ils prennent.

D’ailleurs, comment en vouloir aux prêteurs ? Vous prêteriez, vous, à quelqu’un qui vit de son endettement et qui continue avec obstination de dépenser plus qu’il ne gagne ?


***


Le sujet doit être traité sous trois angles à la fois.


1) Comment motiver la haute fonction publique à rééquilibrer la situation ? La solution proposée est ICI.

2) Quels sont les postes de dépenses à réduire ? La solution proposée est ICI.

3) Comment traiter les dérives des finances publiques locales, qui sont en réalité la source méconnue des principaux déséquilibres ? La solution proposée est ICI.





6 commentaires:

Anonyme a dit…

J'adore le parallèle que vous faites entre la situation grecque et la situation française...

D'ailleurs, la complaisance de la Presse, et du gouvernement français sur le cas grec sont bien loin d'être un hasard.

Ce sont des grosses ficelles de manipulation des masses.

Anonyme a dit…

La France refuse de voir la réalité.

La France refuse de voir les alertes de la Cour des Comptes.

A quoi cela sert-il de payer les fonctionnaires de la Cour des Comptes ?

Anonyme a dit…

Ca coûte moins cher électoralement d'augmenter la dette que d'augmenter les impôts.

Grosjean.

Sylvain JUTTEAU a dit…

@ Grojean :

Vous avez sans doute mis la main sur la clé du problème.

Le problème de la dette est donc un problème d'institutions politiques.

Si vous regardez un peu plus bas, et si vous avez quelques minutes, vous pouvez voir l'article "Comment assainir la politique" qui répond à cette problématique.

Anonyme a dit…

Cher Sylvain Juteau,

Vous êtes impayable ! Vous avez des solutions pour tout. Vraiment, je vous admire. Je n'ai moi que de solutions nasales et comme je ne crois pas au hasard, mes sinus fatigués ne le sont pas non plus par hasard : je ne peux pas sentir l'époque !

J'a bien noté que vous avez prévenu il y un an la terre entière et que dans sa légèreté, voire sa folie, l'establishment ne vous avait pas écouté. Les cons ! Consolez vous, ils n'ont pas non plus écouté Attali - qui n'arrête pas de faire des songes- ni...comment se nomme t-il déjà? Monsieur sansconcessions...Apathie, le mal nommé. Car l'apathie serait plus volontiers du coté de nos gouvernants.

La grèce c'est un sujet épineux ; sujet qu'il vaut mieux regarder en face; Vous savez ce qu'on dit : Vas te faire voir chez les Grecs ! Cette bonne Angela, elle, elle se méfie. Des souvenirs -mauvais- de la IIème sans doute. Super Mandolino (Benito M) y avait promené ses bersagliers, mais les malheureux Mandolinos s'étaient fait coller une branlée par les Grecs, à coup de bouzouki sûrement. La super Wermarcht avait dû voler au secours de Mandolino mais vlan, les rosbifs avaient investi le terrain : So dom and go more ! Ah la Grèce, unqiue objet du ressentiment d'Angela. Bon, alors on a regardé le sujet en face : on les aide. Comme on n'a pas de ronds non plus, on va emprunter à notre tour pour leur filer de la fraîche; Un bonheur Mr Juteau ! Notez bien qu'on a raison de ne pas jouer les-fiers-à-bras car un jour, on ne sait pas ce qui pourrait bien se passer.

Pensez qu'on a 1.100.000 personnels à l'éducaton nationale !
Si on ramène cela à la taille de la Chine (par laquelle on aime bien arriver à pied) cela ferait 22000000 ! Vous imaginez ?
22 millions de profs ou presque ! Z'imaginez à combien devraient tirer Libé et Télérama ? Et à l'échelle de la Chine cela ferait 1 million quatre cent mille mecs qui ne branleraient rien, en attente d'un poste qui leur convient...Enfin !
Finalement, on a un petit côté URSS en France ; un air de démocratie populaire un peu bordélique ; l'alliance de la mandoline et de la Kalachnikov.

Ne vous cassez pas trop la tête et priez quand même qu'il reste un peu de crédit, faute de quoi, vendre des barraques deviendra aussi périlleux que d'écouler des enclumes dans le métro...

Dernier détail : Le déficit grec ? C'est culturel et non pas politique ; c'est comme ça : la combine à titre de seconde religion...Il se pourrait que votre Europe -vous avez une tête d'européen- garde certains pays sur l'estomac dans sa boulimie de grossir jusqu'aux frontières de l'OTAN....

David CABAS a dit…

Comme l'a dit Jacques Généreux l'esprit de Munich régnait sur Bruxelles, la nuit du 9 et 10 mai 2010, les responsables politiques européens avaient le choix entre le déshonneur et la guerre ! Ils ont choisit le déshonneur et ils auront la guerre !

Alors qu'il pouvait déclarer la guerre au intérêt financier, à la finance folle, à la spéculation! Ils ont choisi l'austérité pour rembourser un dette injuste !

Vous voulez connaitre le rôle des établissements bancaires et financier dans la crise financière alors rejoins moi mon groupe http://www.facebook.com/group.php?gid=104166076293247&ref=ts

Non à la soumission au chantage des intérêts financiers

David CABAS
http://www.davidcabas.fr