vendredi 5 septembre 2008

Algocarburant et élimination de la filière nucléaire

Les algues les plus rentables peuvent contenir 60% à 80% d'acide gras sur extrait sec. L'huile extraite est utilisable comme carburant. C'est l'"algocarburant". L'huile comme les résidus végétaux sont exploitables dans l'industrie chimique pour produire les molécules organiques jusqu'alors produites à partir de pétrole.

Ce qui change la donne, c'est le très haut niveau de rendement et les avantages collatéraux de cette culture.

D'une part, un mètre carré d'un bassin d'algues monocellulaires permet de produire 18 litres d'huile par an.

D'autre part, l'algocarburant puise le CO2 qu'il restitue. Il est donc neutre sur l'effet de serre.

Enfin, soulignons que la culture d'algocarburant peut occuper une surface maritime ou désertique sans empiéter sur les cultures vivrières, et sans puiser dans les ressources en eau potable.

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Alors, faisons un calcul.

Si l’on consacre un carré de 1000 km de côté à cette culture, nous aurons une production de :

1.000.000 mètres X 1.000.000 mètres X 18 litres par mètre carré = 18.000 milliards de litres.

Ce chiffre est à comparer avec la production annuelle de pétrole, qui est de 4.700 milliards de litres.

Nous pouvons donc consommer plus de carburant sans nous préoccuper de l'épuisement de la ressource.

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Voyons les conséquences à plus long terme.

Force est de constater que la fin des ressources naturelles est une fable, au moins dans les domaines de l'énergie et de la chimie organique.

Au fond, la vraie menace globale pour l'homme demeure la dissémination de la technologie nucléaire. En particulier, nous pouvons affirmer que la technologie nucléaire civile ouvre la voie à la maîtrise de la technologie nucléaire militaire.

En exploitant la filière algale, nous avons la capacité de rendre caduques les centrales nucléaires, et d'enclencher en parallèle la destruction complète de la filière nucléaire tant civile que militaire.

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Le Département Américain de l'Energie a désigné l'algocarburant comme priorité. Shell, Chevron, Boeing, General Electric, sont déjà sur le coup, souvent en association avec les entreprises en pointe sur ce sujet. La société GreenFuel exploite déjà un site pilote de production.

La France, qui est détentrice de l'arme nucléaire, qui est le pays le plus avancé en matière d'énergie nucléaire, qui est pourvue de larges ressources maritimes, et qui a gardé encore des chercheurs et industriels d'envergure mondiale, est le pays tout désigné pour engager l'Europe à rattraper et dépasser les Etats Unis sur ce programme, et influer le Monde sur l'élimination de la filière nucléaire.

Encore faut-il que l'orientation politique en soit donnée, ...par exemple par quelqu'un dont on a raillé le bus au colza.

2 commentaires:

Gold a dit…

"Ce chiffres est à comparer avec la production annuelle de pétrole, qui est de 13 milliards de litres."

La production mondiale de petrole situe autour de 30 milliards de baril. 1 baril = 159 litre.

Sophie a dit…

La France également s'est engagée dans cette voie, étant résolument décidée à relever le défi "des énergies propres".
Plusieurs programmes sont en cours: j'ai lu qu'un projet de production de Biodiesel par culture de micro algues y est notamment conduit à La Réunion par une jeune entreprise innovante déommée: "Bioalgostral".
les micros algues apparaissent aujourd'hui comme l'une des rares alternatives possible à l'utilisation des ressouces fossile. Alors: Arrêtons de polluer !!! et réflechissons à de nouveaux modes de production et de consommation. Il est temps!! non??? car n'oublions pas comme le disait Antoine de Saint Exupery que "nous n'héritons pas de la terre de nos ancêtres mais empruntons celle de nos enfants".
pensons à eux!! et à cette terre que nous leur laisserons !!!