dimanche 17 février 2008

Institutions Politiques

Le chef de l'exécutif a pour rôle d’administrer les intérêts collectifs à l’échelle du pays.

Qui peut prétendre que les électeurs sont capables de mesurer les implications historiques et économiques de ses actions ? En réalité, l’électeur vote pour un candidat qui sait le séduire le temps de la campagne, pour un candidat qui représente l’idée qu’il se fait de la meilleure défense de ses intérêts.

En conséquence, dans ce système, il est logique que soit porté au pouvoir un candidat qui a une vision courte et consumériste, dépourvu de profondeur stratégique.

Ce système représente un danger. Le chef de l'exécutif est d'autant plus sensible à l'hybris que sa profondeur stratégique est réduite. Il est nourri par l'orgueil et balloté dans l'immédiateté. Il se déconnecte du réel, et il n’y a plus d’autorité spirituelle atemporelle pour dominer ses écarts.

En France, à l’origine de la V° république en 1958, le président de la république était élu par un collège de grands électeurs et pour sept ans. Je crois que la solution est de restaurer la stabilité présidentielle du point de vue des institutions, au moins par le rétablissement de l'élection à deux degrés quitte à conserver le suffrage universel au niveau local.

Un bonimenteur est plus détectable dans une élection locale, car il est plus visible de l'électeur. Lui ou son réseau de connaissances directes sont accessibles. Le suffrage universel s'exerce avec plus de discernement

En revanche, dans une élection nationale, le risque d'élire un bonimenteur est beaucoup plus élevé si l'on est au suffrage universel. Le bonimenteur national a la capacité de multiplier les écrans de fumée.

C'est pourquoi à mes yeux la démocratie doit être aménagée par degrés.

Les maires, élus pour 5 ans, sont les "grands électeurs", qui élisent les parlementaires à la proportionnelle intégrale pour 5 ans, avec un droit de vote à proportion du nombre d'incrits sur les listes électorales. La proportionnelle évite les accords locaux : "tu votes pour moi, et je te fais avoir telle subvention".

Les parlementaires élisent un Président pour une durée de dix ans sans faculté de le destituer. Le Président incarne la permanence, est responsable des traités internationaux et de la défense.

Les parlementaires élisent à la majorité relative un chef de gouvernement pour une durée de cinq ans, sans faculté de le destituer. Le chef de gouvernement constitue à son choix son gouvernement, hors des domaines réservés du président.

En outre, pour contrecarrer l'inflation législative, je propose que les lois soient adoptées à la majorité des deux tiers, et abrogées à la majorité relative.

D'autre part, pour contrecarrer l'inertie dans l'application des lois et leur déformation par le corps administratif, je propose que les lois ne sont adoptables que si le parlement a eu connaissance préalable du texte définitif des décrets d'application.


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Principes d'attribution des compétences

La collectivisation optimale est proportionnelle au rapport entre l'utilité et la cessibilité, déduction faite de l'altruisme.

Il convient de distinguer la collectivisation de la centralisation. La centralisation optimale est quant à elle proportionnelle à la duplicabilité du bien ou du service produit.

Ces deux principes conjugués de la collectivisation optimale et de la centralisation optimale sont le fondement des attributions de compétence des différents niveaux d'administration.

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